mardi 23 juin 2009

Sortie du Film "La fin du Néandertal"

« À regarder la plupart des villes en Amérique du Nord, on pourrait conclure que le premier principe de nos sociétés est que les voitures doivent être heureuses. »

- Andres Duany, urbaniste

Cette citation résume à elle seule tout le propos de ce film.

Car j’habite justement en Amérique du Nord, au Québec, dans une ville qui s’appelle Montréal. J’aime ma ville, avec ses parcs, ses terrasses, ses fêtes populaires. Mais malgré tout ça, ma ville est malade. Elle souffre de plusieurs maux, dont la plupart sont reliés à la place trop importante qu’occupe l’automobile en ville.

Cette trop grande place, j’en subis quotidiennement les conséquences puisque je circule à vélo dans Montréal 365 jours par année depuis plus de 20 ans. J’ai perdu, au fil des années, toute animosité à l’endroit de ces pachydermes d’acier un peu myopes. N’ayant pas d’autres ennemis qu’eux-mêmes, ils ne se soucient guère des humains à pied ou à vélo. Il faut donc constamment penser pour eux, anticiper leur comportement, prévoir leurs moindres changements de trajectoire qui peuvent s’avérer fatals… Et de fait, dans ma ville, cinq personnes par jour n’y parviennent pas et prennent le chemin de l’hôpital.

Ce film n’est pourtant pas une déclaration de guerre aux automobilistes, pour la simple et bonne raison que tout le monde, y compris moi-même, peut avoir besoin d’une auto de temps en temps. L’histoire que je vais vous raconter est plutôt celle de montréalais qui constatent simplement que leur ville, sous plusieurs aspects, est encore à l’ère du Néandertal et qu’on doit enfin en sortir.

Et c’est tout à fait possible. On n’a qu’à regarder dans d’autres pays où des mesures d’aménagement très simples permettent de modifier en profondeur le visage des rues en les faisant redevenir des milieux de vie plutôt que des “tuyaux à faire passer des chars”.

* * *

Avec la rigueur d’un scientifique devant ses rats de laboratoire, nous allons donc observer l’émergence d’une jeune formation politique appelée Projet Montréal qui veut œuvrer en ce sens. Mais pour que mon expérience soit vraiment scientifique, il me fallait un “groupe contrôle”, c’est-à-dire des gens avec des préoccupations semblables, mais qui auraient choisi une autre voie d’action que le parti politique.

C’est ce que j’ai trouvé avec le comité de circulation de la Maison d’Aurore, un organisme communautaire du Plateau Mont-Royal, qui remplissait parfaitement ces critères, puisque eux aussi en avaient ras-le-bol de l’ère préhistorique actuelle.

Avec cette solide méthodologie en main, j’étais donc prêt pour mon étude comparative et les questions qu’elle soulevait. Par exemple : le groupe de citoyens parviendra-t-il à se faire entendre ? Se fera-t-il courtiser, voire même instrumentaliser par l’administration en place ?

Et le jeune parti politique, survivra-t-il au moins jusqu’aux prochaines élections ?

Si oui, se laissera-t-il corrompre à l’approche du pouvoir ? Comme le dit si bien un personnage du film : « De Lénine à Jean Doré, on s’est toujours fait fourrer», alors pourquoi en serait-il autrement cette fois-ci ?

Bref, lequel de ces deux groupes contribuera le plus à nous sortir enfin de l’ère du Néandertal ? C’est ce que j’ai voulu savoir en suivant chacun d’eux durant leurs trois premières années d’existence…

Avec : Richard Bergeron, Mariane Tassé, Patrick Morency, Christian Boulais

Musique et mixage : Productions Le Bourdon (Jean-Philippe Villemure, Martin Mantha)

Animations : Chloé Germain-Thérien

Production, réalisation, caméra et montage : Bruno Dubuc (www.brunodubuc.net)

Durée : 1h34

Format de tournage : mini-DV

Année : 2009

Copyleft


http://neandertal.wordpress.com/

mardi 9 juin 2009

13 juin à Mtl: 2e édition de la manifestation Cyclo-Nudiste!


Il y aura un événement samedi le 13 juin à 10Hr00 am. Ils vont promener nu pendant 1 heure dans les rues de Montréal pour revenir au point de départ avec la protection de la police. Le départ se fait au Parc Bellerive au 2382 Notre-Dame Est entre Poupart et Fullum près de Delormier à 10hr00 am. Rendez-vous vers 09hr30 car la police nous permet de nous déshabiller 15 minutes avant le départ et de rester nu 15 minutes après la fin. Le trajet sera DeMaisonneuve vers l'ouest pour descendre par Christophe-Colomb vers le sud puis revenir vers l'est par René-Lévesque pour une durée de 1.0 heure.

C'est pour promouvoir le vélo dans la belle ville de Montréal parce que plus il y a de vélo moins il y a d'autos moins il y a de pollution et plus l'air est saine et respirable. Il n'y a aucun organisme qui nous chapeaute, c'est une initiative personnelle. C'est gratuit pour tous les participants. Présentement, il n'y a pas encore de site internet. Je vous invite à participer en grand nombre.



Paul DeBellefeuille Rés: 514-644-9377 Tr: 514-872-3814
danielparkinson@yahoo.com

ou

Joindre le group yahoo pour plus de renseignments.

mercredi 20 mai 2009

La randonnée silencieuse à besoin de vous: soulignons les décédés à vélos

La sortie la plus importante de la saison ou votre présence est requise .
Les médias seront sur place alors venez démontrer votre appuis pour cette cause qui nous tient coeur.

Question de solidarité

Départ du IGA 18:00 escorté par les policiers jusqu'au centre ville .

merci de votre collaboration



Bonjour cyclistes

Comme ce soir c'est la sortie de la Randonnée du Silence beau temps mauvais temps, vous aimerions faire un petit rappel sur cette évènement .

Origine : Texas, États-Unis
Christ Phelan de White Rock Lake, Dallas au Texas, fait plusieurs fois le tour dudit lac avec un brassard noir au bras en mémoire de son grand ami cycliste, Larry Schwartz, mortellement happé par le mirroir d'un autobus alors qu'il roulait à vélo sur la route qui fait le tour dudit lac. C'était un 18 mai vers 18h30.

Intrigués, plusieurs amis le questionnent et lui indiquent par la suite qu’eux aussi ont eu un ami tué dans les mêmes conditions et qu'ils veulent faire quelque chose. L’année suivante, M. Phelan, se retrouve avec un millier de cyclistes, brassard noir au bras, faisant le tour du lac avec lui et en silence complet.

L’événement a fait des petits et depuis a lieu simultanément dans une trentaine d’états américains (100 villes en 2005, 200 en 2006) et depuis peu dans une trentaine de villes canadiennes.

Dans le monde
M. Pheelan indiquait qu’en 2005 le Tour avait fait des petits et que l'Europe, l'Australie, le Mexique, le Brésil, Hawai et d’autres pays s’ajoutaient à cet événement, qui est désormais de très loin le plus grand événement cycliste de la planète.

Au Québec
Lors de la première édition au Québec, en 2004, l’événement a eu lieu à Beaconsfield, Sherbrooke et autour du Mont Saint-Bruno, où des centaines de cyclistes ont roulé en silence avec brassard noir au bras.

But de l'évènement

- Rendre hommage aux cyclistes victime de la route.

- Sensibiliser les automobilistes à la présence des vélos sur la route.

Suite à cette randonnée et à ce qu'elle représente losque vous quitterez avec votre groupe pour la suite de votre soirée, rapellez-vous quelle était le but de celle-ci .

Respect des autres usagés et du code de la route

Merci d'y être

Une seule journée. Une seule heure. Un mouvement mondial.

Un silence qui porte Un silence qui cri fort.


dimanche 19 avril 2009

Vive les vélos libres!

*« La philosophie de base du projet vélo-libre du CSA est

fondamentalement différente de celle de la Ville de Montréal »

*souligne Anna Kruzynski,*« le projet Bixi, malgré son verni

écologiste, **soutien la philosophie capitaliste qui veut que les

usagers et usagères aillent à débourser chaque fois qu’ils ou

elles veulent se déplacer ». *Pour Vélo-libre, l’accessibilité et

le droit pour toutes et tous de se déplacer dans la ville passe

par un système de transport actif et collectif complètement gratuit.

Les vélos de la flotte ont été récupérés, réparés et
peinturés par des membres et des sympathisantEs du projet
Vélo-libre. Les supports ont été réalisés gratuitement par un
groupe de réinsertion sociale du quartier à partir de matériaux
récupérés. *« L’autogestion, l’autonomie, la gratuité et la
récupération sont des valeurs fondamentales qui animent notre
projet » souligne Anna Kruzynski du collectif promoteur Vélo-libre,
*« une fois le CSA déménagé dans ses locaux permanents, on
va y installer notre atelier de réparation de vélo pour que les gens
du quartier puissent venir apprendre à réparer leur vélos et
contribuer à maintenir la flotte de vélos libres ».* Selon Geneviève
Grenier de la Table des groupes communautaires Action-Gardien
*« il faut voir dans cette initiative l’instauration d’un service collectif
pour la communauté et par la communauté qui ne pourra que
contribuer à l’amélioration de la qualité de vie.»* *« Cette flotte
de vélos gratuits représente enfin une alternative pour favoriser le
transport actif en ville pour toute la population, y compris ceux et
celles qui n’ont pas les moyens de se procurer un vélo» *ajoute Laurent
Levesque du groupe Montréal à vélo,* «Cette initiative, qui mériterait
d'être imitée à la grandeur de Montréal, est un pas concret vers une
ville plus cyclable et plus cycliste».*



*Pour information *

Anna Kruzynski, Vélo-libre : 514 934-3057 ou velocsa@gmail.com

samedi 11 avril 2009

Lancement d’une flotte de vélos en libre service à Pointe-Saint-Charles


C’est gratuit! Venez en vélo! Amenez des cossins pour faire du bruit!

_____________________
Samedi le 18 avril ‘09 (ou dimanche le 19 en cas de pluie)

13h00: rassemblement au parc Saint-Gabriel, à deux pas
du métro Charlevoix

*13h30: conférence de presse*

14h00: parade à vélo

15h00: goûter et prestations musicales

*pour savoir si l’activité est remise au lendemain,
vérifiez le calendrier du Centre social autogéré
le samedi matin :
http://www.centresocialautogere.org/calendrier
______________________

Le projet vélo-libre du Centre social autogéré (CSA) de
Pointe-Saint-Charles a deux volets:

Offrir un système de vélos gratuits pour le quartier

* Des vélos peinturés aux couleurs du CSA seront
stationnés sur des supports installés à des endroits
stratégiques du quartier.
* Les gens du quartier pourront emprunter ces vélos
pour faire leurs déplacements
* Des panneaux de signalisation seront installés aux
sorties du quartier invitant les utilisateurs et
utilisatrices des vélos à les ramener à la Pointe

Offrir des ateliers de réparation de vélos

* Les gens du sud-ouest pourront amener leurs vélos
et apprendre comment les réparer
* D’ici le 29 mai les ateliers seront organisés
ponctuellement dans le parc Saint-Gabriel… après
le 29 mai le projet aura ses locaux au sein du
Centre social autogéré (lieu à déterminer).

POUR INFORMATION, ENTREVUES, ETC.: velocsa@gmail.com


Pour en savoir plus sur le CSA' vous pouvez aussi écouter
cette entrevue de La Rage du Peuple avec Marco Sylvestro


Entrevue CSA 1 de 2 - Avec Marco Sylvestro
(16 min)


Entrevue CSA 2 de 2 - Avec Marco Sylvestro
(16 min)
www.centresocialautogere.org
Pour télécharger les entrevues, cliquez droit sur les liens pour "enregistrer la
cible du lien".


--------
Centre Social Autogéré
www.centresocialautogere.org
Signez la déclaration d'appui ::
http://petition.centresocialautogere.org/?petition=2
Soyez au courant de toutes les nouveautés ::
http://www.centresocialautogere.org/nouvelles-flux
Restez informéEs des activités à venir ::
http://www.centresocialautogere.org/activites-flux
Contribuez au bon fonctionnement du CSA ::
http://www.centresocialautogere.org/babillard-flux

mardi 24 mars 2009

La vélorution 2009 est commencée!

Pour une deuxième année, les vélo-mobilisations Vélorution auront lieu à Sherbrooke!

La première sera le 27 mars prochain au même endroit à la même heure que l'an dernier!

Voir les images d'une vélorution de l'an dernier

dimanche 15 février 2009

Mobilisation cycliste d'hiver!


Plus de 300 kilomètres plus tard, les 78 jeunes cyclistes partis dimanche de plusieurs villes de la province sont arrivés hier à l'Assemblée nationale.

Ils ont profité de l'occasion pour remettre à Line Beauchamp, ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, une série de sept propositions politiques relatives aux transports alternatifs et aux modifications de comportement des automobilistes. Ils demandent entre autres au gouvernement d'offrir des crédits d'impôt sur tout achat de vélo et souhaitent que chaque ville se dote d'un réseau cyclable. Au cours de leur périple, les cyclistes qui ont pris part à l'événement, baptisé «Avant que ça déraille!», se sont en outre arrêtés dans les écoles primaires et secondaires de la province afin de sensibiliser les élèves aux modes de transport responsables.

Source La Devoir

samedi 31 janvier 2009

Guide général d'entretient de vélo pour débutant (VOA)

Voici une publication de Microsm qui donne les grandes lignes de l'entretient des vélos: changer les roues, ajuster les freins etc... Malheureusement pour certaines personnes, il est en anglais! Je suppose que ça ferais pas de tord si une telle publication pouvait tomber en français entre les mains de certaines communautés de cyclistes!

Bref, pour l'instant vous pouvez le commander par la poste sur internet à l'adresse suivante sur AK press (2$us)

Shelley created this as a little take-home instruction guide for her bike repair workshop at the Portland Zine Symposium. It goes over the basics of fixing a flat tire, working with wheels, the parts of a bike, bearings, doing a tune-up, tools, and dealing with bike shops as a woman; but most of all what shines through is her utter passion for cycling. Well worth any price for the information alone. Now includes additional pages of material about working on brakes!

Voici d'autres publications disponibles sur le même sujet au publications microcosm: Sloane's Handy Pocket Guide to Bicycle Repair(127 pages 8%us) et Bicycle Maintenance Manual Used Book(304 pages 9$us).

mardi 11 novembre 2008

La machine qui dévorait le temps

Non seulement la voiture est un engin de destruction massive (de la vie et du cadre de vie), mais elle gaspille ce que les hommes ont de plus précieux : le temps. C'est ce que démontre l'exemple ci-après.

En voiture, Marcel !

Marcel est Smicard, il gagne 6,37 € net de l’heure. Chaque jour, il fait 20 Km pour se rendre à son travail, soit 40 Km A/R. Pour gagner du temps, il décide d’investir dans une voiture, une Logan :

- en vélo, Marcel mettait 1 heure pour faire le trajet, soit 2 heures A/R.
- en voiture, il ne lui faut plus que 20 mn, soit 40 mn A/R.

Sa Logan lui fera bien 12 ans, à raison de 12 000 Km par an (distance moyenne parcourue par un automobiliste français), soit 144 000 Km au total. Mais elle lui coûte cher :

- Achat : 7 600 € + 143 € de carte grise (timbre fiscal Nantes) + le coût du crédit (à 5,9 % sur 5 ans : 1203 €) = 8 946 €

- Essence : 7,5 litres au 100 (en cycle peri-urbain), sur une base de 144 000 Km au prix de 1,16 € au litre (Leclerc). Coût total : 12 528 €

- Assurance: 600 € / an (conducteur modèle ayant 4 ans de permis). Coût total : 7 200 €

- Parking extérieur privé: 50 € par mois (supplément de loyer). Coût total : 7 200 €

- Parcmètres, amendes, péages: 1 000 €

- Entretien (contrat d’entretien à 20 € / mois, contrôle technique à 70 € / tous les deux ans, 1000 € pour 3 jeux de pneus, petites réparations : 1000 €). Coût total : 5 200 €

Total = 42 200 € en douze ans, soit 3 500 € par an.

Impôts, prime pour l'emploi et 13ème mois compris, Marcel gagne 12 500 € par an. Sa Logan lui mange donc 28 % de son revenu disponible. Un peu plus de 3 mois de salaire !

Ce ne serait pas si grave si sa Logan ne coûtait à Marcel que de l'argent. Mais l'argent dépensé, c'est du temps envolé ! Compte tenu d'un coût moyen de 0.293 € / Km (42 200 € / 144 000 km), un aller-retour coûte à Marcel 11.72 €. Sur la base d'un salaire horaire de 6.37 €, le prix réel d'un déplacement quotidien domicile/travail représente pour lui la valeur de 1,84 heures de travail ! Si l'on ajoute le temps de déplacement (0,66 heure), on obtient un temps total de déplacement de 2,5 heures : trente minutes de plus qu'en vélo ! Dit autrement, Marcel va désormais moins vite avec sa voiture (40/2.5 = 16 Km/heure) qu'avant avec son vélo (40/2 = 20 km/heure) !
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Je n'ai pu trouver un seul argument valable à opposer à l'impitoyable logique de cette démonstration. Mes élèves eux-mêmes n'ont pu la réfuter. Vaincus, mais pas convaincus... Aucun n'envisage de renoncer à passer son permis de conduire ! Consternant...

Compte-rendu des discussions en classe

Problème posé: pourquoi les pauvres ont-ils une voiture ? Quelles bonnes raisons Marcel peut-il faire valoir pour justifier l'achat de sa Logan ?

Un premier cancre : heu... quand on habite à St L. [en brousse], pour emmener Lucette au Cinéma, à vélo... c'est moyen !

Un deuxième cancre : et l'hiver quand il neige, faudra mettre les chaînes...

Le bon élève : pédaler dans la froidure, Marcel il va attraper la mort ! Faut penser au trou de la Sécu !

L'amuseur public : Et si Marcel, il est pompier ? Mmh ?

Le Professeur, très Zen : Trêve d'élucubrations ! l'important, c'est le coût d'opportunité. Si Marcel se passe de voiture, avec les économies, il peut trouver un bon appartement plein centre ville. Et du coup : 1. il peut loger Lucette ; 2. le cinéma est à deux minutes à pied ; 3. la caserne des pompiers est à deux minutes en vélo ; 4. l'hiver il peut neiger, et c'est tant mieux...
Silence...

Un tire au flanc : heu... pédaler c'est usant, la côte de B au petit matin, pas cool !

Le Professeur, très cool : et le coût d'opportunité ? pour Marcel, le travail aussi c'est fatiguant ; et sans voiture, il économiserait la valeur d'une journée de travail : la côte de B... du lundi au jeudi, mais grasse matinée le vendredi ! Sans compter qu'il y gagnerait de beaux mollets... Lucette serait contente...

Grasse mâtinée, de beaux mollets, Lucette... Silence ...

L'automobiliste de service (il vient de passer son permis) : ouais, mais il a plus le plaisir de conduire !

Le Professeur, de plus en plus Zen : le plaisir de conduire ? Une Logan?

Silence ...

Un rejeton de famille nombreuse : heu... emmener sa famille en vacances dans les Alpes, en vélo... c'est raide ! surtout si faut tirer la caravane !

Le Professeur, en transes : avec tout l'argent économisé dans l'année, le Marcel, il pourrait emmener sa petite famille au Pérou ! En voiture : Chamonix ! Sans voiture : Machu Pichu ! toujours le coût d'opportunité...

Machu Pichu ! Silence...

Le bon élève, inspiré : en fait, c'est symbolique ! l'avantage avec la voiture, c'est qu'on la transporte avec soi autant qu'elle vous transporte ... les riches, Monsieur X, Madame Y, leur BMW, leur Safrane, ça montre qu'ils sont arrivés quelque part ! Non ? Sinon ça sert à quoi d'avoir de l'argent ?

Le Professeur, en lévitation : à ce compte, une Logan... on voudrait plutôt la cacher !

Silence...

Une petite voix, un cancre las : si les pauvres ils ont une voiture, il doit bien y avoir une raison !

Le Professeur, au Nirvana : Laquelle ?

Silence... ... Sonnerie ... Fin du satory.

Au bureau, un rusé renard : heu... peut - être que Marcel il a une vie ennuyeuse, alors travailler... ça l'occupe... et sa Logan, ça lui donne une bonne raison de travailler. C'est pas qu'il soit con, mais pour lui, son temps... c'est pas de l'argent... Voilà ! si les pauvres ils ont une voiture, c'est peut être parce que ça vaut pas cher la vie d'un pauvre...

Le Professeur : ...

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Le fin mot de l’histoire

Quand on fait la somme de tous les coûts d'opportunité (le Pérou, l'appartement en centre ville, le vendredi en pantoufles...), on finit par se dire qu'avec tout ce qu'il économise, Marcel, il pourrait aussi bien acheter une Rolls Royce !

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Annexe : extrait d'un article de JP Dupuy dans Le Monde


Leibniz disait de l’homme qu’il est le seul animal capable de « reculer pour mieux sauter » : faire un détour pour aller plus vite, se retenir temporairement de consommer et investir pour accroître sa consommation future... L’homme moderne a développé en lui cette capacité au-delà du raisonnable. Celui qui recule pour mieux sauter garde les yeux fixés sur l’obstacle qu’il entend franchir. S’il recule en regardant dans la direction opposée, il risque d’oublier son objectif et, tenant sa régression pour un progrès, il en vient à prendre le moyen pour la fin. L’exemple le plus probant est sans doute celui du système de transport.

Dans les années 70, le Français moyen consacrait plus de quatre heures par jour à sa voiture, soit qu’il se déplaçât d’un point à un autre dans son habitacle, soit qu’il la bichonnât de ses propres mains, soit, surtout, qu’il travaillât dans des usines ou des bureaux afin d’obtenir les ressources nécessaires à son acquisition, à son usage et à son entretien. [...] Si l’on divise le nombre moyen de kilomètres parcourus (soit une moyenne de 28km par jour, tous types de trajets confondus), par cette durée, on obtient quelque chose de l’ordre d’une vitesse. Cette vitesse est d’environ 7 kilomètres à l’heure, un peu plus grande, donc, que la vélocité d’un homme au pas, mais sensiblement inférieure à celle d’un vélocipédiste. Ce qui veut dire ceci : notre Français moyen, privé de sa voiture, donc libéré de la nécessité de travailler de longues heures pour se la payer, gagnerait du temps s’il faisait tous ses déplacements bicyclette - je dis bien « tous » ses déplacements, non seulement ceux qui lui font quotidiennement franchir l’espace qui sépare son domicile de son travail, mais aussi ceux qui, le week-end, le conduisent à sa distante maison de campagne. Ce scénario alternatif serait jugé par tous absurde, intolérable. Et, cependant, il économiserait du temps, de l’énergie, et il serait doux à ce que nous nommons l’environnement.

Jean-Pierre Dupuy, prof. de philosophie sociale (Polytechnique, Université Stanford).

Publié par Albert du Pont aux Anes à l'adresse 11:41 AM


5 commentaires:
enna a dit…

L’élève taquin : M’sieur, ce que vous nous expliquez, c’est que les automobilistes, z’ont le nez dans le guidon ?

L’élève statisticien : M’sieur, si la petite reine a été détrônée par la voiture, c’est que les trajets domicile-travail se sont beaucoup allongés. Dans votre exemple, 20 km, c’est faisable, mais au-delà…

L’élève hédoniste : M’sieur, on peut pas compter le coût de la voiture en temps. Toute les minutes n’ont pas la même valeur. Avant 7 heures le matin, elles valent triple…

L’élève coquet : M’sieur, Marcel, ça va, il est avec ses machines. S’il a un peu chauffé sur son vélo, c’est pas grave. Mais les métiers sont de plus en plus relationnels et en général, il n’y a pas une pièce pour se laver et/ou se changer (ce qui alourdirait d’ailleurs le temps à vélo.)

L’élève philosophe : M’sieur, notre vie, elle est pleine d’allant de soi comme la Logan de Marcel, pleine de routines issues de notre expérience ou de notre entourage et par économie, on ne les remet pas en cause tant qu’il n’y a pas un hic. Marcel, il a une voiture, parce qu’il ne s’est jamais posé la question : ça va de soi. Par exemple, ma petite nièce, un jour qu’elle entendait parler de quelqu’un sans voiture, nous a demandé : « Est-ce que c’est un adulte ? »

L’élève synthétique :
années 60 = voiture le dimanche et vélo la semaine ;
années 2000 = voiture la semaine et vélo le dimanche

L’élève étourdi : Madame, vous êtes contre les garagistes, les concessionnaires, l’emploi ?

nazca-fauqu'on a dit…

La question des seuils est toujours intéressante : à 40 km l'aller-simple, est-ce qu'on change de logique ? Il faut songer à un matériel d'assez bonne qualité, le froid pas plus que la pluie ne sont un problème sérieux grâce au gore-tex et ses amis; l'obscurité des petits matins? Des éclairages hallogènes avec batteries rechargeables sont possibles et assez efficaces; le vent? davantage, mais c'est affaire d'entraînement. Le vrai problème, -et ce n'est pas une coquetterie, cf. boue et pluie de l'automne + sueur toute saison - c'est vraiment l'accès à une douche préalable à toute activité... Etant prof, il m'a fallu obtenir un partage des vestiaires des cuisines, et abaisser le temps moyen à la pose d'une nouvelle chambre à air un jour de grande innovation sur le trajet qui m'a fait préférer un chemin forestier. Une fois ceci acquis, on peut faire profiter les élèves des observations sur le rythme des saisons : le temps des betteraves ramassées qui coïncide avec les conseils de mi-trimestre, le temps de la reprise des chantiers de construction dans les banlieues lointaines qui permet d'évoquer l'évolution de l'indice des prix du bâtiments etc. Les leçons de choses sont de retour grâce à la bicyclette. Mais je dis ça, peut-être parce que j'ai déjà fréquenté le Macchu Picchu pendant plusieurs années... et que le froid de l'altiplano me paraît plus rude que celui de nos contrées. Il faudrait donc que Marcel ait commencé par son voyage au Pérou ?

Anonyme a dit…

La voiture est peut-être un investissement, un coût fixe, qui permet de faire les courses, d'emmener les enfants chez mamie, etc. Si on répartit le coût fixe sur plusieurs utilisations, l'investissement peut devenir rentable.
Autre argument : Marcel a-t-il le choix ? Son employeur lui permettrait -il de travailler 1 h de moins par jour en échange d'une paie plus faible ? Le temps de travail, ça n'est jamais "à la carte"

koin a dit…

1h20 par jour ça reste quand même beaucoup, même avec des pantoufles le vendredi soir...
Certaines personnes, comme moi, se voient mal se lever à 4h30 chaque matin pour ne commencer qu'à 7h le boulot :/

david a dit…

Marcel il a été a l'école et il a appris a faire comme tout le monde.
C'est ce qu'on apprend surtout à l'école. mais surtout c'est ce qu'on retient le mieux.
Marcel on lui a aussi appris à ne pas trop poser de questions et du coup il ne s'en pose pas trop. Et puis Marcel il fait tourner l'économie donc c'est un bon citoyen, non? C'est pas ça? Recalé?

Bref, perso je suis encore dans mon habit de Marcel mais je prépare le vestiaire où le poser sans trop m'arracher la peau. Doucement, mais sûrement.

V4S Solidarité

V4S Solidarité
Par solidarité avec les Cyclistes Utilitaires
de la ville ded Québec, faites entendre votre
voix en signant la pétition ci-dessous.
Ensemble, on fait la différence.
Indifférents on est de la pitence.
So-so-so... solidarité !
====================================
Subject: Pétition pour une bande cyclable sur René-Lévesque

Chères et cher cyclistes,
Chères et cher amis du vélo,

Depuis plusieurs mois Promo-Vélo se mobilise et vous mobilise pour qu'une bande cyclable voit le jour sur René-Lévesque. Cette bande cyclable destinée au vélo utilitaire structurera le réseau cyclable. Elle favorisera une pratique du vélo quotidienne et efficace qui doit trouver sa place dans le réseau de ville.
Malheureusement, même si le Maire de Québec a affirmé à plusieurs reprises son soutien à ce projet, il est menacé par une forte opposition menée principalement par les commerçants du secteur de la rue Cartier. Nous regrettons vivement cette situation paradoxale car la pratique du vélo s'associe idéalement à la fréquentation des commerces de proximité, au contraire des grands centres commerciaux de périphérie. Toutefois, puisqu'il nous semble crucial de faire immédiatement un pas significatif à Québec en faveur d'une mobilité plus douce et plus active, Promo-vélo a choisi de faire circuler une pétition qui démontrera que les cyclistes savent (aussi) se faire entendre.

Pour signer la pétition électronique cliquer ici :
http://www.surveymonkey.com/s.aspx?sm=UYZltA28Y9EnW_2fConBVbwA_3d_3d

Vous pouvez aussi récolter des signatures à l'aide du formulaire en version pdf disponible sur le site de Promo-vélo dans la section "archives".

Promo-Vélo, CP 700, succ. Haute-Ville, Québec (Qc), G1R 4S9
Tél : (418) 780-4356
infos@promo-velo.org
www.promo-velo.org

vendredi 7 novembre 2008

La bonne, la sarcastique et la mauvaise

Inspirant !

V4S Nouvelles: 3
L'autre jour, je suis arrêté à mon poste
de Police de quartier pour m'informer sur
le sujet des chauffards, des intimidateurs
et des "tasse-toi de MA route, insecte à
deux roues". J'ai donc trois nouvelles à
vous communiquer: une bonne, une sarcarstique
et une mauvaise.
La mauvaise: quand un pétro-mobile abuse
de la route à votre dépend (en vous tassant
dangeureusement sur le trottoir par exemple),
même si vous faites une plainte en bonne et
dûe forme avec son numéro de plaque, ça
n'ira nulle part si vous n'avez pas de témoin
avec vous. Ce sera la parole du vilain contre
la vôtre.
La sarcastique: s'il y a collision, là "ils"
peuvent faire quelque-chose car il y a
des preuves ! Une égratignure sur l'auto,
un bras cassé pour le cycliste ou une
"poque" sur la tôle du char, un cycliste
baignant dans son sang sur le pavé etc.
Vous voyez ? Les lois sont bien faites !
Il faut que les lapins partagent la route
avec les éléphants, quoi de plus démocratique ?
Voilà pourquoi il faut plus de pistes cyclables.
On a bien fait des milliers de Km de trottoirs
à grands frais pour protéger les piétons non ?
Et les piétons ne paient pas plus de taxes que
les autres pour ça n'est-ce pas ? Faisons
entendre notre voix et tenons nous debouts
et solidaires ! Il nous faut plus d'accès sécuritaires,
on est au moins égal sinon supérieurs en
Km parcourus annuellement comparé à ce que
parcourent les piétons !
La bonne (prix de consolation): le policier de
Laval avec qui je me suis entretenu m'a indiqué
qu'il tolérait les cyclistes qui roulaient modérément
avec prudence sur les trottoirs du boul. des
Laurentides (335) car faisant lui-même du vélo,
il a qualifié ce boulevard de MORTEL !
Conclusion: tant que la loi ne considère pas
que c'est criminel de faire côtoyer cyclistes
et pétro-mobiles et qu'il n'y a pas assez
d'accès cyclables sécuritaires, les Cyclistes
Utilitaires sont de véritables HÉROS ÉCOLOGIQUES
DES TEMPS MODERNES que les générations
futures vénéreront pendant ds siècles et des siècles !
Comme les premiers Chrétiens avant Constantin.
On en donnait en pâture au lions. Nous, on nous
donne en pâture au pétrosaures ! Je n'ai pas
les chiffres de l'époque Romaine, mais ici au
Québec, 2008 ans plus tard, c'est environ 20
décès de cyclistes par année et 170 blessés
graves selon les derniers chiffres du Ministère
des Transports du Québec.
Donnez ce défi aux sceptiques: "prend ton
vélo et va travailler avec, en affrontant les heures
de pointes ! Fais-le quelques semaines hors
des pistes cyclables comme la plupart des
Cyclistes Utilitaires doivent le faire, et on s'en reparle..."
Rouler, c'est voter !
Roger Sarrasin
président V4S